Homoparentalité : un débat vif

II/ L’homoparentalité : un débat vif dans la

société



Dans le débat sur l’autorisation ou l’interdiction de l’adoption d’un enfant par un couple homosexuel, différents arguments sont employés pour justifier cette position. Le débat oppose souvent « l’intérêt de l’enfant » ou « le droit de l’enfant » au « le droit à l’enfant » que réclameraient les homosexuels.

Dans ce débat, nous trouvons deux types d’arguments : les arguments favorables à l’adoption par des parents homosexuels, et les arguments contre l’homoparentalité.

Dans les arguments pour, on trouve souvent le fait que des parents homosexuels donneront autant d’amour à leurs enfants que des parents hétérosexuels ou même que les enfants d’homosexuels ne présentent pas plus de risque de devenir homosexuel qu’un enfant d’hétérosexuel.

Du coté des arguments contre, les arguments sont beaucoup plus basés sur l’épanouissement de l’enfant  et son bien-être. Ainsi certains qualifient l’homoparentalité comme étant immorale, monstrueuse et anormale.

Certaines personnes pensent aussi que l’homosexualité, et par conséquent l’homoparentalité, sont dangereuses pour la société. Mais l’argument qui revient le plus souvent est le fait qu’un enfant adopté par un couple de même sexe ne soient pas équilibrés psychologiquement et donc n’aient pas des repères aussi stables qu’un enfant issu d’hétérosexuels.


1) L’homoparentalité : un enjeu de la société



Pendant la période électorale française en 2007, des questions récurrentes apparurent aux politiciens notamment la question de l’adoption par des couples homosexuels.

Chaque candidat avait son avis sur la question : Selon Ségolène Royal, candidate du parti socialiste (PS), le mariage entre personnes du même sexe est dans le projet du PS et que si une majorité de gauche était élue, elle voterait un texte le mettant en application.

Sur la question de l’adoption, Ségolène Royal préférait développer une approche beaucoup plus centrée sur « l’intérêt de l’enfant », elle ajoute même : « A partir du moment où on reconnaît la famille homoparentale comme une famille, elle a le droit de concevoir un projet familial. Si un homosexuel peut adopter seul, pourquoi un couple homosexuel ne pourrait pas le faire ? ».

Nicolas Sarkozy, Candidat a l’UMP, au contraire, se prononce contre le mariage et l’adoption par des couples homosexuels en France. Il déclare en effet : « Je n’accepte pas qu’on me dise que je suis homophobe parce que je refuse l’adoption par des couples homosexuels, chacun a le droit d’avoir ses propres opinions. […] C’est mon droit aussi de considérer que le mariage, c’est l’institution familiale qui permet d’avoir des enfants ».



2) Pour et Contre

 



A) CONTRE :

 

 

Position de l’Eglise :

 

Aujourd’hui, les opinions ont certes évolué mais dans le domaine religieux, presque rien n’a changé.  La plupart des personnes pratiquant une religion monothéiste suivent les écrits religieux tels que la Bible, le Coran et la Torah. Ils sont souvent attachés aux valeurs de la famille traditionnelle et n’acceptent pas vraiment l’homosexualité. Cependant, il existe une association chrétienne qui est une exception à la règle. « David & Jonathan »existe depuis 1972, regroupe des homosexuels en recherche spirituelle.

 

 

Épanouissement de l’enfant : une priorité


Concernant l’épanouissement des enfants, le pédopsychiatre Frédérique Jésu exprime le fait que l’épanouissement et l’éducation des enfants dépend des parents.

Selon lui, le rôle des parents est basé sur l’éducation, la socialisation de l’enfant et sur leur relation avec l’enfant au niveau affectif .Cela permet a l’enfant de se construire. Frédéric Jésu explique également que la complémentarité de ces trois facteurs constitue la base de ses connaissances et de sa façon de penser.

C’est grâce à cela que l’enfant évolue dans une certaine harmonie et stabilité.

Mais si aucune de ces inquiétudes, qui sont de gravité variable et qui pour les dernières s’apparentent plus à des rumeurs, ne sont vérifiées, nous possédons par contre des travaux les infirmant.

Concernant l’estime de soi, le risque de dépression, ainsi que pour l’anxiété, aucune différence significative n’a été remarquée par rapport à la population générale car des études ont été effectuées montrant qu’aucunes différences n’étaient visibles entre des enfants d’homosexuels et d’autres enfants.

 

 

 Stabilité de l’enfant selon les psychanalystes

 

D'après les psychanalystes l’idée de stabilité, d’épanouissement, dans la modification du modèle familial pour les enfants serait seulement possible avec la présence d’un père et d’une mère car trois mouvements dans le développement d’un enfant paraissent primordiaux. Premièrement on peut observer que l’enfant a besoin pour se construire de connaitre les conditions de sa naissance (scène primitive), deuxièmement, Freud nous explique que le complexe d’Œdipe qui définit une période où l’enfant est attiré par le parent de sexe opposé est important, tout autant que la triangulation déterminant la phase de fusion avec la mère.

Ainsi, le bon fonctionnement de ces trois mouvements déterminerait son équilibre futur. Tous les enfants expriment des besoins vitaux et affectifs pour pouvoir se développer convenablement. En effet, les parents sont là pour répondre à ces besoins, et sans la présence des deux parents, l’enfant pourrait connaître certaines difficultés à se construire. La société humaine est basée sur la différenciation entre hommes et femmes, or un enfant élevé par un couple homosexuel n'est pas confronté au quotidien aux deux sexes.

 

Partis politiques :

 

Les hommes politiques venant de la droite sont opposés à l'homoparentalité. Lors de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy (UMP) défend la famille traditionnelle, il affirme que si le mariage homosexuel est légalisé en France, le risque c'est que l'homoparentalité va être reconnue juridiquement. Pour lui, cette répercussion fera une mauvaise image de la famille dans la société.

Selon Le Pen, la famille représente le caractère central de la société, la famille doit se fonder exclusivement sur l'union d'un homme et d'une femme et accueillir des enfants nés d'un père et d'une mère. Donc il est opposé au mariage homosexuel et à l'adoption par des couples homosexuels.
En effet, le président du Front National, Jean Marie Le Pen est avant tout contre l'homosexualité.

Les partis de droite sont donc très conservateurs des valeurs de la famille traditionnelle, ils sont donc pour la plupart contre l’adoption et le mariage des couples homosexuels à quelques exceptions bien sur.

 

B) POUR

La vie associative en faveur des couples homosexuels


Quels sont les moyens pour agir ?


Pour défendre les droits des homosexuels à « être libre dans la société et à se faire respecter » il existe plusieurs moyens de s exprimer.

 Des associations comme  APGL ou LGBTH existent, pour la plupart d’entre elles, depuis un certain temps ou qui sont nouvelles prenons l’exemple de L’APGL, c’est l’Association des Parents Gays et Lesbiens qui existe depuis 1986 et qui est destinée à toute personne ou tout couple homosexuel qui désire avoir des enfants et qui veulent en parler.

L’expansion de ces associations a permis de faire évoluer certaines mentalités, de combattre certains préjugés ou même certaines appréhensions. Elles permettent aussi d’aider, toutes les personnes étant homosexuelles à mieux vivre dans la société en répondant à toutes les questions qu’ils pourraient alors se poser.

Les lieux de rencontres et de soutien, comme par exemple le « centre gai et lesbien » sur Paris ou bien d’autre centre dans toute la France. Le centre gai et lesbien accueille au quotidien et propose de larges espaces de discussion avec des professionnelles qui savent écouter.

 Des manifestations, des mouvements, pour défendre les droits des homosexuels sont présents. La plus grande manifestation nationale et la plus connu est la Gay-Pride. Une manifestation est organisée au minimum chaque année au mois de juin à Paris et dans toutes les villes de France. La Gay-Pride est reconnue comme étant «  Une manifestation pacifique », elle est suivie et pratiquée chaque année par des milliers de personnes dans les rues.

Tous ces moyens sont des facteurs importants qui permettent d’agir pour l’intégration des homosexuels dans la société et de faire progresser la reconnaissance de leur droit à être parents.

 

Gay-Pride : Un exemple de manifestation nationale


L'histoire de la Gay-Pride commence à New York, dans les années 60. A cette époque, il était interdit de servir des boissons alcoolisées aux homosexuels, strictement interdit de se travestir et prohibé de danser entre hommes. En dépit de toutes ces restrictions, le "Stonewall Inn" est l'un des seuls bars où les gays peuvent se rencontrer malgré les fréquentes descentes de la police.

Les premières organisations gays apparaissent dans les années 70 aux Etats Unis .

Plus tard, être gay devient une fierté :la Gay Pride apparait. En Europe, dés 1971, on assiste aux premières Gay Pride à Londres et à Paris.

Trente ans après les émeutes de Stonewall, on célèbre la Gay Pride dans plus de cent cinquante villes dans le monde.

Les manifestations gay ne sont plus désormais appelées comme cela, elles ont étés appelées "Lesbian & Gay-pride" puis "LGBT Pride", pour finalement et définitivement s'appeler "La Marche des Fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans."  

Chaque année, les Gays-prides ont un nouveau slogan, par exemple en 1999 le mot d'ordre était "Contre l'homophobie et pour le pacs" et en 2003 " Homophobie, lesbophobie, transphobie : agissons ! ". Les marchés des fiertés en 2001 et 2002 avaient comme thème l'adoption.

Pour conclure, on peut dire que le mouvement de la gay-pride a été le précurseur de la lutte contre l'homophobie dans le monde. L’importance de cette alliance des défenseurs de l’homosexualité montre que leur acceptation est bel et bien devenue un enjeu de la société.

 

 

Partis Politiques :

En France , les avis sur l’homoparentalité diffèrent selon les partis politiques :

Les hommes politiques de la gauche sont favorables à l'homoparentalité. Ils disent que c'est une avancée dans la société. Le PS, le PCF et les verts sont pour le mariage et l'adoption des couples homosexuels.
Lionel Jospin (
PS): "La procédure d'agrément ne saurait donner lieu à une discrimination à l'égard de personnes qui souhaitent adopter, au seul motif de leur orientation sexuelle. Je veillerai donc à ce que la procédure d'agrément respecte ces principes, en l'inscrivant dans la loi s'il le faut."

François Bayrou, du parti centriste et président du MODEM considère que le mariage doit être réservé à l'union d'un homme et d'une femme, mais il est cependant favorable à l'union civile de deux hommes ou de deux femmes à la mairie. Par contre, il est opposé aux droit à l'adoption des couples homosexuels : "l'enfant aurait alors deux pères ou deux mères, ce qui est pour moi un risque de confusion grave ". Mais il reste favorable à l’adoption par un seul des parents.

On peut donc en conclure que la plupart des partis politiques de gauche sont favorables au mariage et à l’adoption homosexuels, mais il reste toujours des exceptions : il se peut qu’un député de gauche ne soit pas favorable à l’homoparentalité.

 

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